Interview Morgane Dumesnil et de son héroïne Casey (Les cicatrices du passé)

Interview Morgane Dumesnil et de son héroïne Casey (Les cicatrices du passé)

Comment cette histoire m’est venue en tête ?

De base, l’idée m’est venue en tête après que je me sois posée la question de ce qui aurait pu se produire si j’avais rencontré le mauvais garçon, au mauvais moment. En Cassandra AVANT la rencontre de X, il y a beaucoup de moi en elle ! Une jeune fille invisible qui aurait voulu un peu plus d’attention.

Quels ont été mes recherches pour ce récit ?

J’ai rejoint des groupes pour les personnes qui ont été en proies à des manipulateurs, pervers narcissiques. J’ai regardé bon nombre de vidéos témoignages par des « victimes ». J’ai lu des tas d’articles aussi. Puis mes études m’ont aidé, j’ai fait des travaux, entendue des conférences concernant les violences conjugales.

Est-ce que cela a été dure, émotionnellement, de l’écrire ?

Non, je suis le genre d’auteure totalement concentrée sur les mots qu’elle emploie pour ressentir le moindre sentiment pendant l’écriture. Pourtant, des chapitres poignants dans le roman, ce n’est pas ce qu’il manque ! Mais c’était justement, les plus faciles à écrire car je me mettais dans le peau de mon héroïne.

Quel est mon prochain projet en tant qu’auteure ?

Je suis en train d’écrire une romance qui date de 2017 et qui a eu énormément de changement depuis. L’héroïne est le contraire de celle de Les cicatrices du passé. Elle est provocante, ne passe pas inaperçue, enchaîne les conquêtes, très caractérielle. Son point commun avec Casey, c’est un passé sombre. Le titre, c’est Coeur de cendre. Un amour entre une tatouée et un tatoueur !

En règle générale, l’inspiration me vient comment ?

De la télé, des livres, de la vie de tous les jours. Je me construits souvent une vie, c’est comme ça que mes héroïnes naissent, c’est pour ça qu’elles ont beaucoup de points communs avec moi.

Est-ce que je compte écrire QUE de la romance ?

Non, même si j’ai beaucoup de romances en tête ! J’ai aussi envie de sortir un thriller, j’ai tout le plan et une partie plus ou moins écrit. Un peu moins que plus, car j’ai beaucoup de réécriture.

Est-ce que je compte rester une auto-édité ?

Très probablement, oui ! Car je suis une impatiente. Je n’ai pas envie d’attendre une réponse pendant trois mois et continuer à attendre encore un bout de temps pour qu’il sorte. Après, je ne ferme pas la porte entièrement aux ME. Si j’ai l’opportunité d’être publiée dans une bonne, je ne dis pas non !

Être chroniqueuse, est-ce que ça m’aide dans l’écriture ?

Oui, car je sais ce qui me plaît ou non et pourquoi. La psychologie m’importe quand je lis un roman. Cela fait depuis trois ans que j’ai un blog, et en trois ans, je me suis fait une petite communauté, pas hyper importante, mais suffisante. Puis je me suis fait des connaissances et j’ai appris beaucoup grâce à mon blog, grâce aux auteurs, aux chroniqueurs, aux lecteurs. C’est ce qui m’a poussé à choisir l’auto-édition.


Une chanson pour mon roman ?

I fell in love with the devil – Avril Lavigne

https://www.youtube.com/watch?v=XIw_e2B0AbE
(Et Birdie aussi, du même album) https://www.youtube.com/watch?v=luuA_-nh1Ww

Trois mots pour décrire Les cicatrices du passé :

Toxique, parallèle, apparence

Une anecdote sur mon roman :

De base, j’hésitais à en faire deux. Une dark-romance sur la relation toxique. Une autre en romance contemporaine sur la reconstruction de mon personnage. Parfois, je me demande si cette idée n’était justement pas meilleure !

INTERVIEW DE CASEY, LE PERSONNAGE DE LES CICATRICES DU PASSÉ ÉCRIT PAR MORGANE DUMESNIL

CdP : Bonjour Casey, je suis Morgane, journaliste de Coeur de papier (et ta créatrice aussi👀🤫🤫🤫). Merci d’avoir accepté cet interview ! Tu as eu un passé compliqué, est-ce que tu peux m’en parler ?

Casey : Bonjour. Oui, je peux. J’ai vécu il y a cinq ans, une relation toxique. Tout était rose, tout était beau au début. Les choses se sont dégradées avec X petit à petit. De façon à ce que je ne remarque pas dans l’immédiat, la cage à laquelle j’étais enfermée.

CdP : X ? C’est le garçon avec qui tu étais ? Tu pourrais m’en parler ?

Casey : Oui, c’est le garçon qui m’a détruit. Je suis incapable de dire son prénom. Il m’est devenu insupportable. Il avait le prénom d’un ange et l’âme du diable. C’était un séducteur, un beau parleur. Il savait manier les mots pour mieux te manipuler. Il savait écouter. Il enregistrait les infos pour les utiliser contre toi.

CdP : Pourquoi parler de lui au passé ?

Casey : Car il ne fait plus parti de ma vie.

CdP : Quand tu l’as rencontré, comment tu étais ?

Casey : J’étais une jeune fille transparente. Vraiment. J’avais beau tout faire, tout tenter, je restais invisible. X m’a rencontré à ce moment là. Il a profité de ma naïveté pour me plonger dans les ténèbres.

CdP : Ta famille était au courant ?

Casey : Non, loin de là. A l’époque, mes relations avec mon père et mon frère était compliqué, conflictuelle. Il a été assez facile de m’éloigner d’eux, quand bien même mon amour pour eux a toujours été très fort.

CdP : Et aujourd’hui, ça va mieux ?

Casey : Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux, oui. Mon père n’est plus là, mais avec mon frère, Quentin, c’est une belle relation fraternelle que nous avons désormais. Il est devenu très protecteur avec moi.

Cdp : Niveau amour, aujourd’hui, cinq ans après, ça va mieux ?

Casey : Difficile à dire. Je… J’ai rencontré quelqu’un, mais j’ignore si je peux avoir confiance ou non en lui. C’est mon voisin, il semble gentil et patient, je préfère pourtant rester méfiante.

CdP : Ta reconstruction après X, elle a été difficile ?

Casey : Difficile, c’est un bel euphémisme ! Il m’a marqué, aussi bien physiquement que mentalement. Tous les jours, c’est un défi de se tenir debout, de se dire que non, le monde n’est pas contre moi.

CdP : Tu as repris les cours, comment ça se passe ?

Casey : Mieux que je ne l’avais espéré. Quand j’étais lycéenne, je suis passée, à cause de X, d’invisible à paria. J’ai supporté, en plus de la violence de l’autre, le harcèlement de la part des élèves. Maintenant, je suis étudiante. En social. Tout se passe bien, mes camarades sont sympas, je m’entends bien avec eux.

CdP : Tes études sont dans le social, tu as une idée de ce que tu veux faire plus-tard ?

Casey : Je crois que j’aimerai aider les personnes victimes de violence conjugale. Être une porteuse de voix. Donner la parole à ceux à qui on l’on a dit un jour, de se taire.

CdP : Et si tu avais un conseil, à toutes les personnes qui sont coincées dans une relation abusive ?

Casey : Si j’avais un conseil, c’est qu’il n’existe pas de meilleur moment que maintenant, pour partir. On se dit, à tort, qu’on peut encore supporter les frasques de son compagnon. Alors on attend, encore. Jusqu’à ce que ce soit trop tard pour agir. Le plus dur, ce n’est pas de rester, c’est de partir.

CdP : Bien Casey. Merci de tes réponses à cet interview, je te souhaite le meilleur maintenant.

Casey : Merci beaucoup de cet interview. J’espère que le meilleur est à venir, maintenant que le pire est derrière moi.

Interview Julie Thomières et de son personnage Kurt pour son prochain roman à paraître

Interview Julie Thomières et de son personnage Kurt pour son prochain roman à paraître

Je m’appelle Julie Thomières, mes romans sont publiés avec mon véritable nom, même si j’ai longuement hésité à faire ce choix. Très souvent, on me surnomme Lili, c’est presque devenu mon premier prénom. Je suis une baby-boomer de l’an 2000. Pour calculer mon âge, ce n’est pas très compliqué (même si je suis la première à réussir à me tromper !). J’ai une double casquette de correctrice-relectrice et d’auteure. Comme j’ai toujours été passionnée et plongée dans les romans, ces deux voies étaient toutes naturelles pour moi. Je suis plutôt discrète en général, jessaie de me montrer un peu sur les réseaux sociaux pour interagir avec les lecteurs, les curieux ou les autres auteurs, mais j’avoue que ça reste encore nouveau et j’apprends tous les jours.

Mon univers d’auteure est baigné de romances. Je pense que ça ne changera pas, peu importe le genre que j’écris. J’aime la romance, travailler la psychologie, l’amitié, la famille, les traumatismes, les déchirures, les combats à mener dans une vie… Je suis une « rêveuse à temps plein » comme j’aime le répéter et comme c’est mentionné dans ma bio officielle d’auteure. Rêveuse sur beaucoup de points, mais quand bien même très vite rattrapée par la réalité malgré moi. Je pense que ça se retrouve dans mes romans, cette dualité entre rationalisme et rêverie, peut-être même de l’utopie. Je suis aussi assez engagée auprès de la communauté LGBTQIA+ ou d’autres sujets qui me tiennent à cœur et qui reviennent souvent dans mes romans, comme : les agressions sexuelles, les violences en général, le harcèlement… L’un de mes combats principaux est surtout de montrer que tout ne suit pas des règles, des codes ou des chemins linéaires. Nous sommes tous à la fois pareils et différents. Quand bien même certains parcours se ressemblent, les traumatismes, les évènements dans la vie de chacun d’entre nous, nous appartiennent à nous-mêmes et nous faisons avec nos moyens, nos capacités, nos personnalités pour les affronter et les surmonter. Bref, que « chaque parcours est unique ».

En tant que lectrice, je peux lire de tout, même si j’ai mes préférences. La romance est le genre dont je m’abreuve le plus. La romance LGBT, surtout MM pour l’instant, est celle qui m’attire le plus depuis quelque temps. J’élargis tout de même mon champ d’horizon sur d’autres contrées. Avant la romance, j’étais folle de thriller et de policier. J’aime toujours ça, mais j’ai plus de facilité à l’apprécier au cinéma. J’attends le jour où mon envie de dévorer de nouveau des romans de ce genre revienne me cueillir. L’horreur me tente beaucoup, même si je ne me suis toujours pas vraiment lancée. La SFFF (surtout la science-fiction) reste un monde que je ne visite pas beaucoup, mais je ne m’y ferme pas, alors qui sait, peut-être que je parviendrai à m’y jeter pleinement un jour !

Pour ceux qui connaissent mes romans édités, ce n’est pas un secret, je suis passionnée par la natation. J’en ai fait pendant de longues années avant de réaliser que la compétition n’était pas mon ambition. Malgré mon arrêt, la passion ne s’est pas envolée. J’espère pouvoir retourner dans les piscines très vite pour retrouver le contact de l’eau. Sinon, la gourmandise (le McDo surtout, sacré Diable !), c’est plus un souci qu’une passion, mais vu comme c’est ancré en moi, c’est une histoire très passionnelle. J’adore les peluches, au point où j’en inonde ma chambre et que mon copain se retrouve lui-même avec des doudous dans les bras sans s’en rendre compte !

INTERVIEW KURT, POUR LE PROCHAIN ROMAN DE JULIE THOMIÈRES (LE TROISIÈME TOME DE LA SÉRIE LES VAGUES :

Cœur de Papier : Bonjour Kurt, je suis Morgane du journal Coeur de papier. Merci d’avoir accepté de répondre à cette interview ! Je commence dans le vif du sujet : en tant que nageur pro, d’où vous vient cette passion de l’eau ?

Kurt : Salut Morgane, merci de me l’avoir proposée, je me sens comme une star J’ai grandi à Byron Bay, une ville côtière en Australie, un spot de surf complètement ouf ! J’ai pratiquement tout de suite baigné dans le monde nautique, mais la natation ne m’est venue que lorsque j’ai effectué mes premiers voyages aux USA. C’est là que j’ai rencontré le second fils de mon père, Brandon, et il m’a transmis son amour pour ce sport !

CdP : Vous êtes très doué dans ce domaine, est-ce que dans cinq ans, vous vous voyez encore nageur pro ?

K : Même si le compliment me touche, être très doué dans le domaine du sport suffit pas parfois… faut aller au-delà de ses limites, et pour le moment, mon corps fait un doigt à mon ambition des JO. J’ai beau adorer la natation, je me vois pas faire ça encore longtemps si mes efforts paient pas. J’envisage de me tourner de nouveau vers le surf, ma vraie passion, quitte à déménager de Chicago (là où j’habite en ce moment).

CdP : Qu’est-ce qui fait que la natation et votre ambition aux JO ne soient plus aussi fortes qu’avant ?

K : Peut-être l’effet de groupe. Mes potes (ceux de mon âge) ont arrêté, ils sont devenus coachs à leur tour. J’adore Brandon et mes autres coéquipiers, mais je suis un peu devenu le vieux con du groupe qui tente de s’y accrocher sans résultats. Et sûrement aussi, le manque de contact avec les planches de surf ! Les sensations qui me font le plus triper quand je suis dans l’eau, c’est dans la mer ou l’océan avec ces putain de vagues de malade !

CdP : Parlez-moi un peu de vos coéquipiers, outre cette différence d’âge, l’entente est bonne entre vous ?

K : Ces bougres diraient que je suis le plus gamin de nous tous, il paraît que je suis intenable et que je les fatigue ! Ils veulent pas l’avouer, mais je suis sûr que sans moi, ils s’ennuieraient ! Notre groupe est scindé en deux. Ceux qui prétendent aux Jeux olympiques et ceux qui ambitionnent les paralympiques. C’est mon meilleur pote, Jade, qui est le coach handisport. On est tous soudés depuis des années, on est comme une famille. Les derniers arrivés sont un couple de Français. Ils sont adorables, ces deux couillons. Leur histoire est plutôt tragique… j’étais là au moment où leur vie a basculé, alors j’suis vraiment heureux de voir qu’ils s’épanouissent à nos côtés maintenant !

CdP : Et vous alors, vous êtes en couple ?

K : Euh… joker ? Mes potes disent de moi que je suis une sorte de « Don Juan » parce que je « choppe tout ce qui bouge » ! (Merci les potes) J’suis pas du genre à me poser, du moins plus maintenant…

CdP : Plus maintenant ? Il y a donc eu quelqu’un qui a, un jour, eu votre cœur…?

K : Hum… ouais. On était ensemble pendant une dizaine d’années, mais on était gamins et tout s’est terminé avant que j’emménage définitivement à Chicago. Compliqué une relation à distance avec toute la planète d’écart…

CdP : Je vois. Maintenant revenons-en au surf, est-ce que vous envisagez de déménager pour en faire ?

K : J’y serai obligé… À Chicago, je peux pas vraiment en faire. Pas comme j’aime en tout cas. Du coup, j’envisage Los Angeles pour me former. L’avenir me dira où je m’installerai définitivement !

CdP : Et retourner dans votre ville d’enfance ne vous tenterait pas ? Puisque vous disiez tout à l’heure que c’était, je cite : « un spot de surf complètement ouf » ?

K : Byron Bay est une petite ville, contrairement à Chicago et Los Angeles. La proximité avec les gens, l’ambiance qu’il y a là-bas, les paysages, etc. Ça me manque. Quand je pense au surf, je pense automatiquement à ma ville d’enfance. La passion y est grande là-bas ! Sauf qu’elle est aussi peuplée de mauvais souvenirs et de personnes que je peux plus voir, à commencer par Handrea, mon ex. Je me vois mal débarquer à Byron Bay et balancer des « Et coucou c’est moi, c’est Kurtie. On s’fait une vague ? » J’crois que j’y ai plus ma place. Si j’y retournais, je pense que ce serait par un putain de coup du destin qui me fait déjà faire dans mon froc…

CdP : N’avez-vous pas de la famille là-bas que vous pouvez retrouver ?

K : Si, ma tante et ma génitrice. Mais on peut pas dire que je suis en bon terme avec elle, je lui ai pas parlé depuis mes 15 ans, depuis que je suis parti vivre avec mon daron. Y’a que ma tante qui prend de mes nouvelles de temps en temps et ça me suffit.

CdP : Hormis le surf, qu’est-ce que vous espérez de l’avenir ?

K : Que je sache enfin ce que je peux vraiment devenir et vivre ma vie. C’est bateau, mais putain ! J’ai l’impression de passer mon temps à chercher qui je suis. J’espère que j’arriverai à me trouver dans tout ce bordel !

CdP : Je vous le souhaite ! Kurt, merci beaucoup pour vos réponses et d’avoir accepté cette interview.

K : Merci à vous pour vos questions. Bonne continuation !

Interview Line Dark

Interview Line Dark

Je remercie Line Dark pour avoir répondu à mes questions !

Tout d’abord, peux-tu nous parler un peu de toi ?

Je m’appelle Line, j’ai 37 ans et je vis en Suisse dans le canton du Valais avec un mari et un chat.

Comment t’es venu le goût de l’écriture ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire. J’ai commencé lorsque j’étais adolescente, c’était principalement des poèmes. La lecture a été ma première motivation, je remercie d’ailleurs ma maman de m’avoir donné le goût pour cette passion dévorante.

Quelles sont tes aspirations ?

Avoir toujours autant de plaisir à écrire et partager des histoires d’amour que je ne vivrais jamais mais qui, je l’espère, feront rêver plus d’une lectrice.

Quelle a été ton parcours jusqu’à l’édition ?

Un peu chaotique. Avant de trouver refuge chez Butterfly Editions avec ma toute première romance, j’ai essuyé deux échecs avec des recueils de poésie. Malheureusement, tout n’est pas rose dans le monde de l’édition et parfois, certains éditeurs n’ont que très peu de scrupules et ne se gêne pas pour détruire le rêve que l’on se fait d’être publié.

As-tu un genre de prédilection ?

Sans hésitation la romance ! Que ce soit en lecture ou écriture, c’est vraiment le genre dans lequel je me sens le mieux et la plus épanouie.

Niveau écriture, est-tu du genre à tout prévoir à l’avance ou à laisser faire l’inspiration ?

En général, lorsque je commence à écrire j’ai une idée précise du déroulement. Mais il m’est arrivé d’écrire un roman en sachant juste comment je voulais que l’histoire finisse. Maintenant, j’essaie toujours d’écrire le synopsis avant d’attaquer, ça me permet d’avoir une vue d’ensemble et de savoir (en gros) ce que je veux qu’il se passe. Mais le meilleur pour moi reste de laisser faire mon inspiration même si parfois elle prend de trop grande liberté !

Quel est le plus important pour toi dans un livre ?

Là je parle en tant que lectrice, et je dirais : les émotions. Je suis une hypersensible alors j’aime lorsque l’histoire me bouleverse au point de ressentir chaque émotion que les héros ressentent. Un roman qui ne me retourne pas le cœur et l’estomac, me donne la sensation d’inachevé…
En tant qu’auteur, j’essaie un maximum de partager ça aussi, mais c’est parfois plus complexe lorsque l’on est de l’autre côté du miroir.

Est-tu aussi lectrice ? Si oui, quelle sont tes livres préférés ?

Je pars du principe qu’un/e auteur, est tout d’abord un lecteur/rice. Je dirais que dans la romance, mon top serait : La saga IHULM de Tessa Wolf – La saga Thoughtless – Darkest la dernière heure de Silvia Reed et petit hommage à ma série coup de cœur SOA avec Mauvais Garçon de Julie Christol. En dehors de la romance, je mettrais un seul livre : Les Orchidées Rouges de Shanghai de Juliette Morillot. Jamais un livre ne m’avait autant fait réfléchir.

As-tu des auteur(e)s favori ?

Silvia Reed, j’adore sa plume et je sais que tant qu’elle écrira de la romance, je la lirais, pareil pour Tessa Wolf.

Quel sont les genres que tu préfères lire ?

La romance, évidemment.

Parle-nous de tes livres, de quoi parle-t-il ?

Pour Interdiction de s’aimer, publié chez Butterfly Editions, c’est un coup de foudre à Las Vegas, entre Benjamin qui est venu fêter son enterrement de vie de garçon et Clara, venue passer un weekend entre filles.

Pour ceux qui sont sur Wattpad :

Retour à Newport parle de Liv qui retrouve son premier amour sept plus tard, alors que ce dernier l’avait lâchement abandonnée sans explication. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que si lui compte bien la reconquérir, elle n’est pas prête à le laisser faire.

Entre Fantasme et Réalité est un recueil de nouvelles érotiques indépendantes les unes des autres. J’avais envie de me lâcher et de faire quelque chose qui me sorte de ma zone de confort.

En ce qui concerne tes personnages, t’ai tu inspiré de personnes réelles ou d’histoires réelles pour les crées ? Parle-nous d’eux !

Il est évident que tout ce qui m’entoure, m’inspire. Je mets un peu de moi dans chacun de mes romans. J’ai vécu, même différemment, une bonne partie des thèmes que j’aborde. En ce qui concerne mes héroïnes, elles ont toutes un peu de moi en elles. Que ce soit par un trait physique, de caractère, même dans leur style vestimentaire ou musical.

En une phrase, est-ce que tu pourrais décrire chacun de tes romans publiés ou à venir ?

Pour mon seul roman publié « Interdiction de s’aimer », je dirai : Résister à la tentation n’a jamais été aussi difficile…

Quel sont tes futurs projets concernant l’écriture ?

Pour l’instant, je suis dans une phase de correction avec le premier tome de Retour à Newport. Guerre de Cœur est terminé et repose tranquillement. Je prépare aussi à côté plusieurs histoires qui viendront compléter mon recueil érotique, que j’espère réussir à publier très bientôt.

Aborde-tu des sujets qui te sont important dans tes écrits ?

Ce qui reviens le plus, c’est la famille et l’amitié. Quelque chose pour moi qui compte énormément. Et dans plusieurs de mes romans, mes héroïnes n’ont qu’un seul parent, ce qui reflète un peu ce que j’ai vécu, n’ayant pu compter principalement que sur ma maman.

Un dernier mot pour la fin ?

Tout d’abord te remercier pour cette interview, c’était très sympathique, ainsi qu’à ceux et celles qui la liront. Un grand merci aux personnes qui me suivent et qui ont déjà pris leur billet pour Las Vegas en compagnie de Clara et Benjamin !

Une petite citation qui me tient à cœur pour terminer : « Là où les mots ne suffisent pas, la musique parle »

Interview Axelle Colau et son personnage Adrien de AliN : Tous différents

Interview Axelle Colau et son personnage Adrien de AliN : Tous différents

Coeur de Papier : Hello Axelle, en tant qu’auteur multi-plume, est-ce que pour chacun des genres que tu écris, ta manière de construire tes romans est différent ? Où tu travailles de la même façon ?

Axelle : J’ai toujours une base pour les construire, mais j’aborde chaque roman un peu différemment. J’ai à chaque fois des idées autour des personnages, du thème du récit, ou de l’intrigue qui me viennent en premier. Ensuite, j’ai des scènes qui se construisent et que j’alimente dans ma tête. Ce sont mes points clefs et ce qui va me motiver à me lancer dans le projet. Quand tout est bien ancré dans mon esprit, je commence à jeter sur le papier mes idées : en vrac, puis en organisant les choses. J’ai parfois des fiches de personnages très poussées, puis d’autres fois non. J’ai souvent un synopsis de travail, mais il arrive que je ne l’écrive pas en entier avant de commencer le 1er jet. Je le complète à l’écriture, après m’être confrontée à mes personnages et à mon univers. Mais j’ai souvent besoin d’écrits et de documents en plus du roman en lui-même : synopsis, fiches de travail, fiches de personnages, images, cartes, etc…

CdP : Comment l’inspiration te vient ? Comment chacune de tes histoires te sont venues en tête ?

Axelle : Ça dépend. Génération Captive est née d’un rêve. AliN, d’un besoin profond d’exorciser mon propre vécu. Escape Game, d’une balade en forêt pleine de questions. Pustules, entorse et Joyeux Noël !, d’une envie de sortir de ma zone de confort.

Mon inspiration se nourrit du quotidien, de mes lectures aussi.

CdP : Comment allies-tu l’écriture avec ta vie de tous les jours ? Ta vie personnelle, professionnelle ?

Axelle : Je lui fais de la place. Je me suis rendu compte que si je ne me forçai pas à lui allouer des créneaux, ma santé mentale s’en ressentait. Si je ne me dis pas, tel jour, tel heure, je touche à un de mes textes (quoi ce soit, je ne suis pas obligée d’écrire vraiment, mais au moins de relire, réfléchir, bref y consacrer du temps), je ne fais rien. Je n’avance pas et en plus, ça me mine le moral.

Du coup, je me réserve des créneaux écriture. Je suis en reconversion professionnelle, j’aménage ma vie actuellement pour pouvoir me créer ce temps d’écriture.

CdP : Si tu pouvais te transporter dans un roman, il s’agirait duquel ?

Axelle : Un des miens ? Un autre ? Si c’était un des miens… hum, peut-être dans AliN pour faire un gros câlin à mes deux héros blessés et écouter leur musique. Ou bien, dans Pustules, entorse et Joyeux Noël !, j’adorerai voir la magie de Miranda à l’œuvre.

Si ce n’est pas un des miens, Harry Potter, sans hésiter.

CdP : Est-ce que tu pourrais me donner trois mots pour décrire chacun de tes romans ?

Axelle :

  • Génération Captive : Action, Rencontre, Amour
  • AliN : Harcèlement, Musique, Soutien
  • Pustules, entorse et Joyeux Noël ! : Magie, Famille, Réconciliation

CdP : Si tu pouvais piquer une qualité à un personnage dans chacun de tes romans, ce serait lesquelles ?

Axelle :

  • Génération Captive : La résilience d’Ana, L’assurance de Grégoire
  • AliN : Le courage d’Adrien, la douceur de Lili
  • Pustules, entorse et Joyeux Noël ! : la sagesse de Miranda, l’optimisme de Ludmilla et l’humour de Lilian

CdP : Quel personnage te ressemble le plus dans les histoires que tu as créées ?

Axelle : Je dirais que je suis un bon mix entre Adrien et Lili de AliN. C’est dans eux que j’ai mis le plus de moi, jusqu’à présent.

CdP : Peux-tu, pour chacun de tes livres, me donner une chanson/musique qui représente le mieux l’histoire ?

Axelle :

  • Génération Captive : Mad World, interprété par Pentatonix
  • AliN – Tous différent : You are beautiful de Christina Aguilera
  • Pustules, entorse et Joyeux Noël ! : Twelve Days of Christmas, interprété par Pentatonix

CdP : Souhaites-tu passer des messages à tes lecteurs, dans tes romans ? Si oui, est-ce que tu pourrais dire lesquels ce sont, pour chacun d’eux ?

Axelle :

Pour ce qui est de Génération Captive, je dirai que le message c’est d’accepter l’autre, quelques soient ses cicatrices. Il y a aussi un message de guérison, l’horizon peut s’éclaircir après un long moment difficile.

Pour AliN – Tous différents, je souhaitais ouvrir les yeux des gens sur le harcèlement scolaire, sur ce que peuvent ressentir les victimes. Je voulais les faire réagir et montrer qu’il y a toujours de l’espoir.

Pour Pustules, entorse et Joyeux Noël !, j’avais envie de légèreté et d’humour. Je me suis concentrée sur la famille et sur l’acceptation de l’autre.

CdP : Quels sont tes projets en tant qu’auteur ?

Axelle : J’ai deux sorties prévues cette année : Tisseurs d’Esprit chez Noir d’Absinthe en septembre, un roman de fantasy urbaine YA avec de la magie, des monstres et un Chacureuil. Ainsi qu’un joli album Bilingue anglais-français à partir de 4 ans : Eva et la princesse au pois dormant qui sortira fin d’année chez Bluedot.

A côté de ça, j’écris tranquillement une romance science-fantasy avec un peu de voyage dans le temps et d’intrigue de cour. Et bien sûr, je dois finir Escape Game qui est en lecture sur Wattpad.

CdP : Quel est ton livre de chevet ? Tu peux nous raconter un peu le speech ?

Axelle : Mon livre de chevet actuellement, c’est un manga. J’en parle absolument partout, mais pour moi, il est incontournable : Yona, princesse de l’Aube. On suit une jeune fille, princesse du Royaume de Kouka, dont le destin bascule complètement le jour de son anniversaire. Au début, on dirait un shojo un peu bébête tout ce qu’il y a de plus classique, mais il y a un twist dès les premiers chapitres et ça prend très vite de l’ampleur.

L’INTERVIEW D’ADRIEN, PERSONNAGE DE AliN : TOUS DIFFERENTS :

Cœur de papier : Bonjour Adrien, merci d’avoir accepté de répondre à cet interview. Je suis Morgane et je travaille pour le journal Coeur de Papier. Déjà, première question qui me semble très importante : comment vas-tu ?

Adrien : Ca va, tant que je suis pas au collège, tout va bien.

CdP : Qu’est-ce qui ne va pas au collège ?

A : Au collège, c’est la galère. Je suis seul à cause de Guillaume. En plus, Lili ne me parle plus.

CdP : Qui sont ces deux personnes ? Et que fait Guillaume pour que tu sois seul ?

A : Lili, c’est ma meilleure amie, enfin, c’était… on s’est un peu éloignés en ce moment. Guilaume, lui, c’est le caïd du Lycée. Il me déteste et m’ennuie beaucoup. Mais bon, ce n’est pas moi qui subit le plus

CdP : Sais-tu pourquoi il te déteste autant ? Et les autres, ils le laissent faire ?

A : Aucune idée du pourquoi ? Peut-être qu’il aimerait être meilleur que moi à l’école. Les autres, soit ils l’adulent, soit ils ont peur de lui. Du coup, ils le suivent ou ils font comme s’ils ne voyaient rien.

CdP : Ce sont des moqueries que tu subis ? Ou il va plus loin ?

A : C’est surtout du racket et des moqueries. Avec moi, ça reste soft. Il va bien plus loin avec Lili. Et le reste de la classe l’accompagne. Il la harcèle tous les jours. J’aimerai tant l’aider.

CdP : Vous en avez déjà parlé à vos professeurs ou à votre famille pour qu’il arrête ?

A : Non, je n’ose pas. J’ai peur de décevoir mes parents. Mais je pense qu’il va falloir que je prennes les devant et que j’essaie de sortir Lili de là.

CdP : Est-ce que tu as des idées pour l’aider dans cette situation ?

A : Je n’arriverais pas à le confronter directement. Mais peut-être que je peux demander à un de nos professeurs. Celui qu’il n’a pas mis dans sa poche.

Après, c’est sa parole contre la mienne.

CdP : Très bonne idée, il faut essayer. Comment vous êtes vous rencontrés avec Lili ? Et ça date de quand votre amitié ?

A : On s’est rencontré quand on était tous petits. On est voisins et on a toujours joué ensemble. Ca me manque de ne plus jouer de la musique avec elle et parler de tout et de rien.

CdP : Vous jouez d’un instrument tous les deux ? C’est cette passion qui vous a rapprochés ?

A : Je joue du violon et Lili chante. On a trouvé notre passion en même temps, et j’espère pouvoir utiliser la musique pour redevenir proche d’elle.

CdP : Vous avez une musique que vous préférez jouer ensemble ?

A : On aime beaucoup le groupe The Corrs, notamment la chanson Runaway

CdP : Vous avez fait connaissance de ce groupe comment ? Et pourquoi cette chanson en particulier ?

A : On cherchait quelque chose où mon violon pouvait s’intégrer et qui irait bien avec la voix de Lili. Son père est prof de musique, c’est lui qui nous a présenté the Corrs.

CdP : Et le violon, c’est un instrument qui me semble être très dur à jouer. Il est apparu de quel façon dans ta vie ? Pourquoi CET instrument et pas un autre ?

A : J’ai commencé à jouer de la musique vers 6 ans. Et le père de Lili a beaucoup d’instruments chez lui, alors il m’en a fait essayer pleins, mais quand je l’ai entendu jouer du violon, je suis tombé amoureux. C’est cet instrument qui m’a le plus touché.

CdP : Merci beaucoup Adrien d’avoir répondu à mes questions. Je te souhaite bon courage dans ta scolarité et avec ta relation avec Lili.

A : Merci d’avoir accepté de me parler, ça fait du bien.

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Interview de Lucie Goudin et son personnage Capitaine Kragen

Interview de Lucie Goudin et son personnage Capitaine Kragen

Coeur de Papier : Coucou Lucie, maintenant qu’on en sait un peu plus sur toi avec ta présentation, pourrais-tu me dire comment l’écriture est devenue une passion pour toi ?

Lucie : Coucou. Je pense que, comme beaucoup d’auteurs, elle est devenue une passion parce que je lisais. C’est arrivé au collège. Une amie lisait, j’ai été embarquée et mon imagination était tellement florissante que j’ai voulu à mon tour relater des histoires.

CdP : Tu as un penchant pour la fantasy… Si tu pouvais te téléporter dans un roman, il s’agirait du quel ?

Lucie : Sans hésitation, je choisis le seigneur des anneaux. Il y a tant de richesses dans cette œuvre que ce serait dommage de ne pas l’explorer.

CdP : Dans la vie de tous les jours, qu’est-ce qui t’inspire ?

Lucie : C’est assez vaste. Une musique peut amorcer des émotions, un voyage peut vous donner envie de décrire tel ou tel lieu. Des moments vécus sont aussi une source d’inspiration.

CdP : Comment arrives-tu à construire tes histoires ?

Lucie : Je ne les construis pas vraiment. Bien sûr, j’ai une trame à suivre, je sais plus ou moins quelle sera la fin, mais entre deux, il peut se passer tellement d’événements que je n’avais pas prévus de base. Bien sûr, quand il s’agit de fantasy, le travail à faire en amont est encore plus important à mon sens. J’aime bien dessiner les cartes du monde dans lequel vont évoluer les personnages, par exemple. Ça reste entre nous, mais je ne dessine pas très bien. Et puis, avant de me lancer dans un roman, je travaille les personnages.

CdP : Est-ce que tu as des rituels, pendant l’écriture ?

Lucie : Alors non, pas du tout. J’essaie juste d’écrire un peu tous les jours.

CdP : Combien de temps tu mets à écrire tes romans, en moyenne ?

Lucie : En moyenne, je mets trois mois. Actuellement, je suis dans l’écriture de Quand dansent les âmes T4, je l’ai commencé fin janvier et je ne l’ai toujours pas terminé, même si j’approche enfin de la fin.

CdP : Les couvertures de tes romans semblent assez sombres… Est-ce que le contenu est du même goût ?

Lucie : Oui. Attention, rien ne fait peur, ce n’est pas gore non plus (du moins de mon point de vue). C’est juste que mes personnages en bavent.

CdP : Quel est le personnage qui te ressemble le plus dans tes romans ?

Lucie : Je dirais Azamoon de ma toute première série, parce qu’elle a un humour qui laisse sceptique…

CdP : Pour chacun de tes romans/sagas, est-ce que tu pourrais me donner trois mots pour les caractériser ?Lucie :Engrenage : Dystopie – Révolte – Injustices

Quand dansent les âmes : Bretagne – Loups – Légendes

Fragments du passé : Amnésie – Thriller – Romance

Le Tournoi des immortels : Vampires – guerre – romance

CdP : Pour chacun de tes romans/sagas, est-ce que tu pourrais me donner une chanson qui représente tes histoires ?

Lucie :Engrenage : Contre ceux d’en haut (comédie musicale du Roi Soleil)

Quand dansent les âmes : Bro gozh ma zadoù ( https://www.youtube.com/watch?v=bW-fRoPxh9g )

Fragments du passé : See who I am (de Within temptation)

Pour Le Tournoi des immortels, rien ne me vient à l’esprit pour l’instant.

Cdp : Quels sont tes projets futurs concernant ta vie d’auteur ? Une envie de tenter l’auto-édition ?

Lucie : J’aimerais continuer à écrire, j’ai plein de projets en tête d’ailleurs qui se bousculent pour être le prochain.Pour l’auto-édition, je ne me sens pas prête à me lancer dans tout le travail que ça implique.

Cœur de papier : Bonjour capitaine Kragen, merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Je m’appelle Morgane et je suis journaliste pour cœur de papier. Est-ce que vous pourriez me parler de vous pour commencer ?

Kragen : Bonjour Morgane, merci de me recevoir. Que dire de moi ? Je vis pour mon travail, sans pour autant délaisser ma famille et mes rares amis. Je vis pour servir, je fais en sorte que mon Engrenage se rapproche d’une utopie même si, soyons honnêtes, des crimes ont lieu chaque jour. J’ai été missionné pour aller dans un autre Engrenage où la situation est alarmante. Mon rôle est d’y faire sauter les castes, de parer les injustices et les privilèges. Je ne peux m’empêcher de penser aux erreurs du passé, aussi je cherche toujours à m’améliorer, de demander pardon en aidant autrui.

CdP : Par rapport au votre, comment est cet autre Engrenage ?

K : Les conditions de vie y sont très différentes. Ceux qui ont du pouvoir vivent dans l’opulence, ont accès à diverses activités (lecture, piscine). Les autres subissent la faim, les maladies, l’esclavage.

CdP : Je vois. Cette mission vous a été donné pour une raison particulière ? Une manifestation qui a rendu la situation particulièrement sensible, par exemple ?

K : En réalité mon Engrenage ignore qu’une telle précarité existait ailleurs. En le sachant, je ne pouvais tout simplement pas rester les bras croisés sans rien faire.

CdP : Comment l’avez-vous su ?

K : Nous avons reçu un message anonyme provenant de cet Engrenage, il demandait notre aide.

CdP : C’est très généreux de votre part d’être intervenu sans attendre. J’imagine que vous avez de l’aide de tierces personnes pour apporter ce changement bienvenu ?

K : Oui, exactement. Nous étions trois sur le coup. Mes deux lieutenants, Lewis et Dean, m’ont suivi. Nous ne pouvions pas être plus sans attirer l’attention et compromettre la mission.

CdP : Vous êtes sous couvertures pour pouvoir réussir la tâche qui vous a été donnés ?

K : En quelque sorte. Une place de capitaine s’est libérée, je l’ai prise et je fais en sorte d’être comme ceux que je dois renverser tout en menant à bien ma mission.

Cdp : Et comment sont ces gens qui vous entourent et que vous devez renverser ?

K : Égoïste est certainement l’adjectif qui les caractérise le mieux. Ils n’ont pas une once d’humanité.

CdP : Combien de temps comptez-vous rester sur place ?

K : Le temps qu’il faudra, nous suivons une tactique qui demande de la patience. Cette subtilité portera je l’espère ses fruits et sera plus bénéfique qu’une révolte sanglante.

CdP : N’y a t-il personne qui vous attends dans votre ancien Engrenage ? Une femme ou une famille ?

K : Alors bien sûr, de la famille nous attend. En acceptant, nous savions à quoi nous attendre. Nos parents, nos frères et nos sœurs ne s’inquiètent pas vraiment. Nous avons connu pire comme cadre pour nos missions… Et puis, je suppose qu’il est plus simple pour des célibataires de partir loin de chez eux.

CdP : Et avez-vous rencontrés des difficultés depuis votre déploiement sur place ?

K : Les problèmes n’ont pas tardé à vrai dire, ils ont pris l’apparence d’une jeune femme que j’ai protégée alors que mon rôle était de la laisser se débrouiller. Heureusement j’ai su rebondir pour que ça passe crème.

CdP : Une jeune femme ? Pouvez-vous m’en dire plus à son sujet ?

K : Elle s’appelle Heaven. Elle cumule 3 emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Aimante et courageuse, elle n’hésite pas à défendre les causes qui sont justes.

CdP : Pour elle et pour toutes les personnes qui lui ressemblent dans cet Engrenage, je vous souhaite une réussite pour cette mission. Capitaine Kragen, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions pour cet interview très intéressant.

K : Merci à vous de m’avoir reçu. Bonne fin de journée.